S  o  p  h  i  e    K  e  r  o  u  e  d  a  n

PARCOURS


Peintre graphiste

Depuis ma plus tendre enfance, mes rêves se sont nourris des quelques statuettes Africaines de mes parents, l'art Baoulé où après la mort, l'âme des défunts erre parmi les vivants pendant un temps assez long avant de se retirer chez le Dieu du ciel.
Dans la statuette, elle croit retrouver son corps et s'y fixe de façon durable.
En Afrique de l'Ouest, je passais beaucoup de temps à construire des villages miniatures dans le sable.

C'est dans un cours du soir en Atelier, à l'âge de 14, 15 ans que j'ai commencé à m'intéresser aux Pré-Raphaélites, un modèle posait qui ressemblait à ces jeunes diaphanes et sur la table du salon, présidait un « Beau Livre » sur Léonor Fini.

Ensuite, en seconde, pour préparer le Bac A7 (Arts Plastiques), des cours d'Histoire générale de l'Art étaient donnés. Nous avions un professeur qui aimait la gouache, soucieux de nous la faire travailler sans trace de pinceaux.

Nous étions devenus pour certains, maîtres de la gouache en aplat ! Cette technique me poussa vers l'esprit graphique des surréalistes surtout celui de Magritte. Nous apprenions à assembler des images en partant de collages, un genre d'inventaire.

La Biographie de Gala de Dominique Bona où Max Ernst à l'époque, désoeuvré, vivait chez Paul Eluard ainsi que la future épouse de Dali m'ont beaucoup éclairé sur les surréalistes.

C'est à l'âge de 20 ans, lors d'un voyage initiatique en Italie où j'ai pu découvrir l'Art de la Renaissance Italienne et surtout Giotto, dans l'exécution d'une partie du décor de la Basilique d'Assise sur la vie de St François. Il change l'Art de peindre, pour se tourner vers la «  nature », assimilée à la langue maternelle ( le latin) et nouer, entre les moyens de la Peinture et les fonctions expressives auxquelles celle-ci satisfait, une alliance nouvelle, « naturelle »  « moderne » personnelle.


ECOLE d'IMPRIMERIE, ECOLE de COMMUNICATION
Le Signe du Langage, le Signe de L'Image, le Matérialisme


A l'Ecole Estienne où je préparais un B.T.S d'expressions visuelles, nous avions une approche plus sociologique de l'Histoire de l'Art Roland Barthes, avec « l'Empire des signes » qui se propose d'emblée comme critique de la signification des signes et des images par lesquelles les hommes codifient les rapports entre le monde et eux, et entre eux-mêmes.

Décoder le système, par la pratique du brainstorming était fréquent pour la réalisation de nos Images. «Combien, dit Barthes, dans une journée de champs véritablement insignifiants parcourons-nous ? Bien peu, parfois aucun. C'est la surcharge des signes, des images publicitaires, alors on rêve aux interprétations sobres des photos dépouillées d'Agnès Varda, de matériaux mats et frais, comme le bois.»

C'est aussi la Découverte de l'Art Modeste, terme empreinté par Hervé Di Rosa à une petite fille qui sortait du musée d'Art Moderne, où l'objet collectionné parfois était un jouet comme le légo, le « playmobil »positionné, prend l'allure d'une installation, reflet du matérialisme.
Dans l'utilisation de l'objet collectionné et façonné, je fréquentais souvent la librairie de la galerie Beaubourg dirigée à l'époque par les Nahon, et Cézar y régnait en maître d'oeuvre, ensuite ce fût au tour d'Arman.


Graphisme et Esthétique
A ce moment là, je travaillais le soir dans un cinéma d'Art et d'Essai "l'Olympique de Pernéty" dans le XIVème, les visages poudrés des personnages acteurs des films expressionnistes allemands que je voyais, je les retrouvais dans les Créations
de Sarah Moon pour Cacharel, Serge Lutens (styliste chez Dior), Shiseido, Jean-Paul Goude (graphiste et chorégraphe).


La FORCE SAUVAGE
Il y a 10 ans, j'ai ouvert mon Atelier pour donner des cours de Peinture.
Loin du fallacieux, c'est par l'enseignement et la mise en ouvre de mes expositions, que j'ai été amenée à évoluer dans différentes techniques.

Par la lecture de Biographies d'Artistes, j'ai pu enrichir ma connaissance en histoire de l'Art. Touchée par la vie de Nicolas de Staël dans « Le prince foudroyé » de Laurent Greilsamer « pour le comprendre, il ne faut jamais négliger son fond de sauvagerie » Malgré les freins constants de la guerre puis de la misère, il n'a jamais cessé de peindre, une peinture sortie de lui-même à l'état brut, sans concession, pure.

Avec la sortie récente du film sur Frida Kalho et l'envie de lire sa Biographie, c'est la découverte de deux Artistes différents malgré les mêmes convictions ; l'une, intimiste et surréaliste souffrant le martyre, l'autre, une force de la nature, Diego Rivera engagé.

Aux yeux de Diego, le Primitivisme et l'insertion de certaines formes d 'Art populaire au rang du « Grand Art », concrétisaient non seulement un rejet des valeurs bourgeoises européennes, mais aussi une aspiration romantique à voir renaître un monde rural, originel dans lequel les objets façonnés à la main étaient Légion. Monde que les artistes savaient condamné à disparaître avec l'avènement de l'ère industrielle.

Dans l'inspiration Ancestrale, l'abbaye de Daoulas nous invite actuellement à une exposition «Vaudou». Né d'un père Haïtien et de mère portoricaine, Jean-Michel Basquiat allait réinventer le vaudou dans ses toiles balafrées et rageuses hantées de diables cornus et de crânes édentés, ne fait-il pas appel à nos réminiscences intrinsèques secrètes ?

Dans les réalisations plus récentes de mon travail, je me suis attachée à la Technique Ancestrale de la Laque Chinoise  ; cette technique, fait appel à l'utilisation de matériaux « nobles » comme le bois en support, vernis de résineux, pigments, des matériaux qui sentent bon. Des incrustations de métaux sont possible, on passe à la troisième dimension. Cette technique s'accompagne d'une forme de philosophie de dépouillement propre à l'Extrême Orient.

Gustave Moreau l'avait déjà proclamé, «on aime l'Art, on le sent». Je donnerais les deux significations au terme «Sentir» : l'odorat et la sensation. On n'en parle pas, on ne l'explique pas. Au fond, Le témoignage du Zen n'est peut-être pas autre chose !


CV
Formation initiale

Scolarité en Angleterre, Afrique de L'ouest et France.
Baccalauréat A7 : ARTS PLASTIQUES - 1977
Académie Charpentier - 1978
Lycée Technique de Sèvres - 1979
Préparation aux entrées des écoles d'art de Paris
BTS et DIPLOME d'EXPRESSION VISUELLE à l'ECOLE NATIONALE d'ART GRAPHIQUE ESTIENNE - 1982


Activités professionnelles
Professeur aux Ateliers du Patrimoine de la ville de Nevers depuis octobre 2007
Conseils et Démonstrations techniques chez « ARTEIS », Nevers - nov 2004 / juin 2005
ENSEIGNANTE ARTS APPLIQUES au Lycée Professionnel de Château Chinon - printemps 2004
ATELIER de CREATION, affilié à la maison des Artistes,
COURS D'ARTS PLASTIQUES « atelier de la Pointe », (formation des jeunes aux Concours Arts Plastiques) depuis 1993.
Conseil, studio publicitaire : réalisation de couvertures de catalogues pour KEOPS à BOURGES - 1985
Réalisation graphique et packaging, pour l'institut de beauté LANCOME à PARIS - 1985
Graphiste chez B.D.D.P (BOULET-DRU-DUPUIS-PETIT) à PARIS - 1984
Décoratrice-Graphiste au service de présentation visuelle du PRINTEMPS de PARIS - 1983 -1984
Dessinatrice d'exécution chez CHRISTIAN DIOR à PARIS - 1982
Illustratrice pour le READER'S DIGEST à PARIS - 1982
Illustrattice pour LITHO-EDITION à PARIS -1982
Assistante Directeur Artistique chez YOUNG & RUBICAM à PARIS - 1981.

Distinctions
MEDAILLE d'OR de la ville de PONT de CHERUY 2008
1er Prix pour la déco Renault 4 au CONCOURS RENAULT Parc de Vincennes PARIS - 1980
Diplôme du SALON INTERNATIONAL de HAUTE LOIRE - août 2000
Prix du jury pour la 3ème BIENNALE « ART ET MATIERE » - mars 2003
Médaille du CONSEIL GENERAL de SEINE & MARNE - mars 2003

Sophie ESKA KEROUEDAN
58000 - NEVERS - France


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